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Escarre talon : identification et traitement

Les études ont démontré que les talons avec les sacrums constituent 80 % des zones les plus touchées par les escarres. Une escarre au talon est difficile à traiter. Arrivé au stade où la lésion cutanée devient très profonde et laisse apparaître les articulations et les os, une intervention chirurgicale est souvent requise. Pour parer à de telles complications, il est nécessaire de reconnaitre à temps une escarre au talon, d’utiliser des moyens de traitements efficaces et de préserver les patients ou nos proches d’une éventuelle nécrose.

Escarre talon : identification et traitement

Comment apparaît une escarre ?

La principale cause d’une escarre résulte d’une pression continue de la peau sur une surface rigide. Les escarres surviennent aussi après des glissements répétés sur un support. C’est généralement le cas des escarres au sacrum. Les escarres au talon, quant à elles, apparaissent souvent lorsque les malades restent dans une position allongée et immobile pendant une trop longue durée.

L’escarre issue d’un phénomène de pression cutanée

Les patients alités, à mobilité réduite représentent une population à risque. Une pression sur une proéminence osseuse pendant une période prolongée provoque, parfois très rapidement, une escarre. Les zones d’appui sur les talons sont en général les plus atteintes. Dans ce cas, l’escarre évolue comme suit :
- Des caillots commencent à se former (microthrombose des petits vaisseaux).
- Des rougeurs persistantes et des gonflements de la peau accompagnés de douleur peuvent apparaître.
- Si la pression est prolongée, c’est la nécrose. Des tissus mous se manifestent sur les lésions touchées.

L’escarre due à un cisaillement

Le cisaillement se traduit par un frottement régulier du patient sur un support rigide, par exemple un fauteuil ou un lit. Lorsque cela se produit, les zones capillaires commencent à se rétrécir petit à petit, voire même à s’obstruer. C’est la sténose. Si le phénomène se poursuit pendant longtemps, il y a risque d’ischémie ou de nécrose des tissus.

Connaître les stades d’évolution de l’escarre

L’escarre, traitée à temps, peut être bénigne. Elle peut aussi se compliquer et coûter la vie au patient. Il est donc nécessaire de savoir comment évolue cette plaie pour mieux l’identifier et en éviter les complications.

L’escarre se développe généralement en 4 étapes :

  • Stade 1 de l’escarre : il s’agit ici d’un simple érythème. On rencontre une certaine rougeur (qui peut être aussi de couleur rose) au niveau de la peau. Pour les peaux pigmentées, l’apparition de l’escarre à ce stade peut être quasiment absente. La zone peut ensuite présenter des signes d’inflammation comme une rougeur, une chaleur, un œdème, etc. La partie touchée peut devenir plus dure ou plus molle. Cela dépend du type de peau. Avec des soins appropriés et rapides, les symptômes peuvent disparaître en 24-48 heures.
  • Stade 2 de l’escarre : l’escarre se présente telle une lésion peu profonde de couleur rose ou rouge. La peau s’affine, ne laissant parfois apparaître que l’hypoderme. L’escarre à ce stade peut être encore bénigne et les symptômes peuvent disparaître en quelques jours après des soins appropriés.
  • Stade 3 de l’escarre : la lésion devient profonde. La peau ne cicatrise plus et se dégénère. L’épiderme, le derme et l’hypoderme disparaissent.
  • Stade 4 de l’escarre : on parle ici de nécrose. La lésion est très profonde de sorte qu’on peut voir apparaitre les tendons, les os et les articulations.

Comment soigner les escarres aux talons ?

Les escarres aux talons font partie des zones à risque d’escarre. Elles sont très difficiles à soigner. Ces plaies cutanées sont souvent douloureuses pour les patients. Leur soin et leur prise en charge peuvent devenir très coûteux. Elles requièrent un suivi régulier pour éviter une aggravation et la réapparition de ces mêmes escarres au même endroit.

Au premier stade : les mesures préventives

L’escarre, identifiée dès sa première manifestation, peut disparaître en quelque temps à condition d’appliquer les bons gestes. Avec l’aide du personnel soignant et des proches de la personne immobilisée, les mesures préventives peuvent être:

  • L’usage de matériels anti-escarre : il faut supprimer les zones de pression, les glissements et le cisaillement qui favorisaient les lésions. L’usage de coussin anti-escarre talon en gel, en mousse ou à eau contribue beaucoup à prévenir les escarres aux talons. À ce propos, le produit ESCARPROTECT est un dispositif qui installe une barrière cutanée pour lutter contre la macération et la conséquence des frottements.
  • Le fait de modifier constamment les positions : il est très important de mobiliser le patient, ce qui permet de modifier les points de pression et de diminuer les zones à risque d’escarre. La barrière cutanée ESCARPROTECT peut alors être avantageusement appliquée sur la zone qui n’est plus en pression pour éviter les conséquences de la macération et des frottements.
  • La vérification régulière de la peau : le personnel soignant ou les proches du concerné peuvent effleurer la peau sans exercer de pression. Cela permet d’inspecter de près les zones d’appuis. La protection ESCARPROTECT permet une meilleure tenue de la peau après que cette dernière ait subi pendant trop longtemps une pression susceptible d’avoir provoquer un début de plaie.
  • Une alimentation riche et saine : la personne alitée doit bien s’hydrater et se nourrir, notamment des aliments riches en protéine, pour réduire au maximum les risques d’escarre.

Au deuxième et au troisième stade : les soins locaux

Le traitement de l’escarre aux stades 2 et 3 de son évolution consiste en l’application de soins locaux : nettoyage de la plaie avec du sérum physiologique, utilisation d’antiseptiques au besoin, retrait des tissus cutanés nécrosés, usage de pansements escarres talons conçus spécialement pour le traitement de ce type de plaie, etc. Sachez que le personnel soignant est le plus approprié et le plus recommandé pour se charger de ces soins. En périphérie de la peau, EscarProtect protège la peau contre les macérations et l’agression cutanée subie du fait de l’adhésif du pansement.

Au quatrième stade : l’intervention chirurgicale

Il arrive souvent chez les personnes âgées que l’escarre atteigne le stade 4 et parvienne plus difficilement à se cicatriser. Dans ce cas, l’intervention chirurgicale est la dernière solution. L’opération consiste à enlever tous les tissus nécrosés et à prélever une partie de la peau et du muscle du patient pour combler la lacune provoquée par l’escarre. Cette opération rigoureuse nécessite ensuite un suivi régulier accompagné de soins spécifiques pour éviter tout risque de récidive. De la même façon, EscarProtect pourra utilement protéger les berges de la plaie pour lutter contre la macération souvent observée en pourtour de  plaie. Cette barrière installée par EscarProtect protégera également contre le produit anti-nécrose qui se révèle souvent agressif pour la peau.

Une bonne tenue de la peau péri-lésionnelle est importante car une peau en bon état peut d’une meilleure façon et plus rapidement coloniser l’escarre.

 

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